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Cultivons la curiosité

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Mad Max

Mad Max
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D'aussi loin que je me souvienne, mon premier contact avec l'univers Mad Max créé par George Miller et James McCausland (les scénaristes du premier film tandis que le premier réalise aussi toute la saga), c'était avec "Mad Max : Au-delà du Dôme du tonnerre" (George Miller et George Ogilvie, 1985). Idem, d'aussi loin que je me souvienne, c'est surtout la chanson de Tina Turner (aussi actrice dans le film) "We don't need another hero" qui sauvait cette histoire pas terrible. D'ailleurs, la saga sera mise en pause après ce film, ce qui en dit long sur sa qualité.

 

Reste que dans ce mois spécial trilogie cinématographique sur Ashou, je vais découvrir les 2 premiers films, et nous allons voir la trilogie Mad Max, pas encore traitée ici. Je sais que beaucoup ont été déçu·e·s par "Furiosa : Une saga Mad Max" (George Miller, 2024) que j'avais bien aimé. Je sais, j'ai des goûts bizarres, mais Anya Taylor-Joy étant, je pense, mon actrice préférée, je suppose qu'elle a sauvé la film à mes yeux, je ne sais pas. Par contre, je reconnais qu'il est largement inférieur à la turbo claque que fût "Mad Max : Fury Road" (George Miller, 2015), malheureusement découvert en BluRay et non au cinéma.

 

Vous le savez peut-être, mais la saga Mad Max ne débute pas directement dans un monde désertique post-apo (pour post-apocalyptique). Au contraire, dans une Australie plutôt verte, où la nourriture abonde, nous allons suivre Max Rockatansky (Mel Gibson), qui fait partie des forces de l'ordre, et va donc deviene fou (je sais que l'on dit "devenir fou" hein ? C'est pour le mème... oh puis zut, cherchez sur internet, vous comprendrez). Donc, le film fût vu en version originale sous titrée, mais pas en australien comme pouvait le proposer le DVD de la trilogie.Je vous laisse découvrir la bande annonce, en espérant qu'elle n'en révèle pas trop.

Vidéo de Warner Bros. France

Alors oui, elle en révèle un peu, mais l'avantage c'est que je peux vous parler plus facilement du tout début, qui correspond à l'introduction de la bande annonce. Dans un futur proche, en Australie, c'est l'anarchie, sur les routes. Heureusement la police veille au grain, avec une unité d'élite qui n'hésite pas à employer des moyens violents pour faire régner l'ordre. Nightrider (Vincent Gil) s'est échappé, assassinant un policier et lui volant son Interceptor banalisée. C'est cette course poursuite qui ouvre le film. L'occasion de voir que même si c'est une unité délite, l'arrestation n'est pas aisée. On pensera à ce duo dont j'ai paumé le nom à qui il arrive tous les accidents possibles.

 

Ces accidents, pourtant en dur, en vrai, sont cartoonesques je trouve. On en rigole presque, surtout devant l'abnégation des policiers, qui ne lâchent rien malgré une auto en piteuse état. Il faudra l'intervention de Max, un agent qui nous est présenté lentement, sans découvrir son visage au début, afin d'arrêter définitivement le fuyard et sa compagne (Lulu Pinkus). Les 2 malfrats ne récidiveront pas de sitôt. La scène introductive est spectaculaire. Le film date de 1979, a un petit budget, et pourtant, les angles de caméra augmentent la sensation de violence routière, ainsi que des accidents.

 

Mais bon, on sent que Max est très pote avec Goose (Steve Bisley), un motard un peu timbré de la police. D'ailleurs, l'arrestation mortelle de Max sur Nightrider a attiré l'attention du gang de motards commandé par Toecutter (Hugh Keays-Byrne) qui se payerait bien du bronze (surnom des policiers) au petit déj'. Bien que le monde ne soit pas en paix, on sent que Max vit une vie idyllique avec sa femme Jessie (Joanne Samuel), iels ont même un films, Sprog (Brendan Heath).

 

J'ai souvent lu que le film concernait la vengeance de Max, suite à l'assassinat de sa famille. Or, quand on regarde ce film de 90 minutes, on constate que oui, c'est vrai, mais ça ne concerne que le dernier 1/4 d'heure. OK, par hasard, le gang de Toecutter va rapidement s'en prendre à Jessie, mais sans savoir de qui il s'agit, juste parce que ce sont des abrutis finis qui aiment bien les femmes, surtout quand elles sont apeurées.

 

Car en fait, le film est surtout un enchaînement impressionnant de course poursuite. Pas aussi poussé que dans "Mad Max : Fury Road", mais tout de même. Les policiers sont assez marrants à voir, avec leurs tenues tout en cuir noir et leurs automobiles propulsées par des gros moteurs dont le bruit est, honnêtement, jouissif. Le glouglou du V8 c'est quelque chose.

 

Après la mort de Nightrider, Toecutter et son gang sème la peur dans la région. Au point de voir un des leur arrêté par Max et Goose. Johnny (Tim Burns) sera libéré grâce à des avocats (sic), mais va attiser la haine et la rage de Goose sur lui. Ce qui fait que ce dernier va subir l'horreur, la haine du gang de Toecutter. Ceci sera le début de la fin pour Max, qui sera pourtant congédier par son chef.

 

La famille Rockatansky va donc partir pour le nord, chez une connaissance de Max. Seulement, le destin va lui faire croiser à nouveau le gang des motards. Sa femme subissant leurs affres à de nombreuses reprises. Le plus étonnant étant les forces de l'ordre locales qui ne veulent pas trop se bouger le cul. La scène dans les bois, où Jessie essaye de fuir les motards (à pieds), c'est bien tendu, je vous assure. Puis arrive la scène la plus choquante du film, pourtant très pudique. La scène qui va faire vriller Max, le faire devenir Mad Max.

 

Une revanche qui sera rapidement menée par contre je trouve. Mais une fois de plus, avec une maestria dans les plans, dans la réalisation, qui rend le tout asphyxiant. Vous savez, je repense au fait que pendant la génération PlayStation (la première hein, celle de 1994), on avait le moyen de changer les angles de vue dans les jeux de course. Celle ras-du-sol était la plus grisante, la plus effrayante, la plus sensationnelle. Et bien 15 ans avant, George Miller se sert de ce plan pour nous scotcher au canapé (ou fauteuil si vous avez la chance de le voir au cinéma).

 

Oh, dernier point, on constate, et désolé si je vous révèle un truc concernant "Mad Max" ou "Saw" (James Wan, 2004), mais le coup de la scie est assez violent à la fin. Et puis voilà. Le film passe rapidement, n'a pas vraiment de temps mous, plus des respirations je dirai. Les scènes d'action, surtout les courses poursuites, sont spectaculaires à souhait. Parfois plus que certains films modernes. On sent le manque de budget, ainsi que l'accélération artificielle de l'action, mais pourtant ça n'entache en rien la vision de ce film, 46 ans après sa sortie. Oh, merci wikipédia, je viens de voir que la musique est assurée par Brian May (le guitariste de Queen). Bref, j'ai adoré le découvrir, je sais que je le reverrai, et donc je pense qu'il est à voir. Excellent film mélangeant action, horreur, thriller. Avec de la violence certes, mais pas de gore je trouve (tout juste une main coupée, un bras brûlé), j'ai adoré.

 

@+

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