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Cultivons la curiosité

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5 cm par seconde

5 cm par seconde
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Tout d'abord, excusez-moi. Pour ne pas avoir su comment orthographier le titre exact de ce film. Je l'écris en entier ou non le "centimètres" ? Puis sur mon BluRay c'est écrit en anglais... Passons. Après avoir réalisé "La tour au-delà des nuages" (2004), SHINKAI Makoto s’attèle à un nouveau film. Au final il sera carrément plus court, dépassant difficilement l'heure, et nous contera une belle histoire d'un amour impossible. Je tiens à préciser que je ne me souviens toujours pas de la façon dont termine "La tour au-delà des nuages" et que ça me termine toujours autant. J'ai un problème de mémoire avec ce film, mais passons.

 

C'est en 2007 que sort ce "5 centimètres par seconde", scénarisé et réalisé par SHINKAI Makoto donc. Et vous savez quoi ? Bah là je me souviens de comment il termine, mais dans 2 jours j'aurai oublié. C'est fou ça. Point important, un film avec des actrices et acteurs est sorti en 2025 au Japon, et il dure 2 heures... alors là... ils ont doublé le temps. Impressionnant. Passons là aussi, car ce n'est pas le sujet du jour. Regardons avant la bande annonce de ce film particulier, en sachant qu'il a été vu en version originale sous titrée en français, comme la vidéo qui suit.

Vidéo de Japon Cinéma

Le récit est coupé en 3 parties distinctes. On va suivre Takaki Toono, de ses 13 à 30 ans. Ah, oui, je vous l'annonce d'entrée, la chronique sera hyper rapide. La première partie se nomme "Essence de fleurs de cerisier". Nous y suivons Takaki (MIZUHASHI Kenji) et Akari (désolé, je n'ai pas le nom de l'actrice pour Akari jeune). On y apprend qu'iels sont de très bons ami·e·s depuis leur rencontre. En traînant dans la bibliothèque de l'école d'ailleurs. Forcément, un lien fort se crée, et Akari nous explique que les fleurs de cerisiers tombent à 5 centimètres par seconde. Qu'elles s'apparentent à de la neige.

 

Puis arrive la fin du primaire (enfin, l'équivalent du primaire, vous m'avez compris). Et nos deux protagonistes seront éloigné·e·s au collège. Akari ne met pas plus de 6 mois pour lui écrire une lettre, et dès lors une relation épistolaire aura lieu. Je vous passe les détails, mais alors que Takaki va déménager encore plus loin, l'occasion est donc unique pour que Akari et Takaki se rencontre, même brièvement, histoire de se revoir. Seulement, Takaki, qui a 13 ans, n'a pas anticipé la tempête de neige qui allait s'abattre sur la région. Résultat, entre les trains retardés à cause des correspondances, ou carrément arrêtés en voix à cause de la neige, il semble compliqué pour lui d'arriver à l'heure prévue pour revoir Akari. Je vous laisse découvrir la fin de cette partie, très jolie, et qui explique pourquoi Takaki fermera son cœur par la suite.

 

Dans la deuxième partie, "Cosmonaute", on va suivre toujours Takaki, qui a tapé dans l'œil de Kanae (HANAMURA Satomi). Seulement elle n'ose pas lui avouer son amour. Il se trouve que le collège se trouve a deux pas d'un centre de lancement spatial, et que justement, une fusée doit partir sous peu. Idem, je n'en révèle pas la fin, et on se retrouve à la dernière partie, "5 centimètres par seconde", où l'on voit un Takaki actif à Tokyo, mais qui n'arrive pas à garder une relation stable, ayant toujours Akari en tête, oui, même en 2008 alors que la trentaine lui tombe sur le coin du nez. Et donc on va suivre... on suit quoi ici déjà ? Euh. Juste Takaki qui n'arrive pas à oublier Akari. Avec une surprise ou non à la fin, vous verrez bien.

 

Vous l'avez deviné avec mon résumé confus, j'ai déjà oublié pas mal de choses. En fait, nous sommes plus face à un poème sur la vie de Takaki, qui n'arrive pas à oublier son amour de jeunesse Akari, qu'autre chose. Il avance dans la vie, mais impossible pour lui de débloquer son cœur alors qu'il pourrait avoir des opportunités. Le rythme est assez lent, paisible je dirai plutôt, et convient bien au récit. L’animation est impressionnante, CoMix Wave Films a fait un travail remarquable.

 

Par contre, oui, il y a de la poésie, les personnages s'avèrent attachants, et surtout, le final de la première partie est haletant. C'est le seul passage qui m'a sorti de ma torpeur, sinon, le reste du temps, on s'ennuie un petit peu. L'avantage c'est que l'on arrive à comprendre l'évolution de Takaki. Personnellement, ça trouve une résonance en moi, avec un amour de jeunesse inavoué (ici il l'est peut-être, vous verrez) qui me hante, comme il va hanter Takaki. SAUF QUE LUI il a d'autres filles puis femmes qui l'aiment bien et le montrent. Enfin, passons là aussi.

 

Donc, que dire ? Je crois que j'ai un problème avec SHINKAI Makoto. Je n'arrive pas à saisir ce qu'il veut dire. Oui, c'est beau, c'est onirique, mais franchement, à part la surprise que fut "Your Name." (2016) et surtout l'excellent "Suzume" (2022) qui parlait d'un choc que je peux comprendre, je n'y arrive pas avec ce réalisateur. Il ne me manque que "Voyage vers Agartha" (2011) à voir, mais franchement, ça ne me dit rien. Oui, la réalisation est belle, l'animation incroyable, mais l'histoire est un peu ennuyante. Surtout qu'elle se termine en eau de boudin je trouve. Ce qui veut que dire que l'on se dit : "Tout ça pour ça ?". Oui, on connaît tous et toutes ce sentiment d'un amour de jeunesse inachevé. Qui ici bloque le cœur de Takaki, au point de le rendre "aigri" comme il le dit dans le dernier acte. Mais après, il n'y a rien à dire sur ce film franchement.

 

Il n'y a rien qui puisse vous pousser ici à passer 1 heure devant une œuvre qui ressemble plus à un exutoire pour le réalisateur, qu'autre chose. Une fois de plus, la première partie est mignonne et fonctionne super bien avec sa belle fin. C'est la suite qui ne va pas je trouve. Donc, je ne suis clairement pas réceptif à son cinéma, et c'est tout. Je ne dis pas que c'est mauvais, attention, mais ça ne me parle pas. Sachez que l'on trouve le principe de la séparation de l'écran, je ne sais pas comment l'expliquer, il y a aussi la dualité, entre un garçon et une fille, la rencontre ou non (le passage à niveau final). Mais aussi la chanson qui est mise en avant. Soit tout ce que mettra en œuvre SHINKAI Makoto par la suite.

 

On retrouve le style du réalisateur, et si vous aimez ça, vous adorerez "5 centimètres pas seconde". Personnellement, même en y voyant une part de mon expérience (en une partie de Takaki), ça ne m'a pas parlé plus que cela. Akari disparaît pas mal de temps tout de même, ce qui rend les pensées de Takaki assez floues pendant un moment. La façon de monter tout ça en 3 parties est bien vue, sauf que les 2 dernières parties ne sont pas au niveau de la première. Et c'est peut-être ça qui m'a sorti du film. Je n'ai pas aimé. Mais je reconnais les qualités du film, qui plaira à beaucoup de personnes, qui aiment la poésie notamment.

 

@+

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