Cultivons la curiosité
Une pause d'une grosse année sera nécessaire avant de revoir Takumi et sa 86 à la télévision. Passant du studio Gallop à Pastel, la deuxième saison arrivera en octobre 1999 au Japon, alors que le "First Stage", la première saison, s'était arrêtée en novembre 1998. Il faut dire que le manga de SHIGENO Shûichi est tout récent, et s'étendra en 48 volumes entre juillet 1995 et juillet 2013. Une longévité impressionnante avouons-le.
Une fois de plus, Initial D raconte la vie d'un lycéen, Takumi, particulièrement doué pour le pilotage. Il a découvert le street racing, spécifique au Japon, à savoir plutôt une course sur route ouverte qui descend d'une montagne qu'un circuit urbain. On a appris à connaître le taciturne Takumi, le plus exubérant Itsuki, son ami de lycée. Bunta, le père de Takumi, Natsuki, la petite amie de notre héros. Mais aussi les frères Takahashi, Ryosuke le calculateur froid, et Keisuke le sanguin. Et j'en passe.
Cette fois-ci la saison ne dure que 13 épisodes de 24 minutes. Mais on notera, et vous le verrez dans la vidéo ci dessous, qu'on gagne en qualité d'animation. Que ce soit la traditionnelle, ou les courses en images de synthèse. Mais regardons donc cette vidéo, alors que cet anime fût vu en version originale sous titrée en français.
Vidéo de NFS World Archive
Toujours avec cette musique electropop du groupe M.O.V.E. qui convient à la perfection aux courses endiablées mises en images ici. Le long de cette courte saison, il va s'en passer des choses. Avant tout, il sera question de lutter contre les Emperors, un gang de street racers qui ne roule qu'en LAN EVO. Pour Mitsubishi Lancer Evolution, qu'importe le chiffre derrière. Ce sont des voitures 4 roues motrices conçues pour le championnat du monde des Rallyes (WRC, World Rally Championship). Elles sont terriblement efficaces et n'ont pas spécialement leur place dans les courses que nous voyons, car bien trop puissantes et efficaces.
Dans le but d'affronter le pilote ultime de Gunma (la région), Ryosuke, Sudo et Seiji (son bras droit), se font les roues avec le menu fretin. Seiji s'impose sans grande difficulté. Et il va se retrouver face à la 86 de Takumi. Lutte qu'il perdra et fera que Sudo devra pousser Takumi dans ses retranchements afin de laver cet affront. Ne voulant point trop en dire, je n'irai pas plus loin pour cette partie, mais on y apprend encore des choses sur la mécanique, et surtout, un nouveau personnage sera introduit.
En effet, Masashi, ami de Bunta, fait son apparition. Il est mécanicien et c'est chez lui que le père de Takumi mène sa voiture pour effectuer les réparations et autres réglages. C'est un personnage que l'on voit peu, mais qui permet de parler rapidement de mécanique, sans être trop chiant. Promis. C'est la force de l'anime d'ailleurs, pouvoir parler aux novices comme aux personnes connaisseuses de mécanique. Surtout sportive. On y apprend les défauts de tel type de véhicule, les qualités aussi. C'est toujours précis, juste et pas embêtant du tout, je vous l'assure.
La seconde partie de la saison sera un affrontement particulier, qui conclura ce "Second Stage". Mais ce n'est pas tout, Itsuki va découvrir l'amour, tout en étant touchant. Ce qui étonne, car dans la saison 1, son entrain était lourd au bout d'un moment. Non, là on sent qu'il est un peu plus adulte, même si seulement quelques mois ce sont écoulés. On en apprendra plus sur Natsuki aussi. Moi qui croyait qu'elle voyait son père en Mercedes, et qui du coup, la décrivait comme "Bourgeoise" dans la chronique du "First Stage", il n'en est rien. C'est assez... délicat d'en parler, car ce n'est jamais explicite. Mais bon, on sent que la personne en Mercedes qu'elle appelle "papa" n'est pas vraiment son père... Si vous voyez ce que je veux dire.
Comme je l'ai dit, le changement de studio a apporté un lot impressionnant de nouveautés. Les voitures sont encore plus reconnaissables en images de synthèses, les courses sont encore plus palpitante, le tarmac notamment est assez bluffant... alors pas de réalisme car nous sommes en 1999, il ne faut pas abuser, mais il est chouette. La partie animation traditionnelle s'est énormément améliorée, les personnages sont plus jolis, plus détaillés. La série rebute beaucoup moins techniquement parlant. Même si ce n'est pas non plus impressionnant vu de 2025 hein ?
D'ailleurs on garde ce sens du rythme, l'enchaînement des battle, et l'attachement que l'on a auprès des personnages. Takumi offrira un moment très touchant quand il affrontera Sudo. Bon, la fin est un peu loupée, trop floue, genre on sent que Takumi va peut-être se rabibocher avec Natsuki mais pas sûr... Itsuki retrouve son entrain. Et Ryosuke est en train de créer un gang de Street Racers impressionnant. Sachant que le "Third Stage" sera un film, j'ai quand même hâte de voir ce que cela va donner.
Mais ceci sera pour plus tard sur Ashou. En attendant, la saison 2 se veut plus rapide, mais reste efficace. Toujours avec cette volonté de parler aux fans, mais aussi aux béotien·ne·s, dans le sens familier du terme hein ? Genre vous n'y connaissez rien du tout, mais n'êtes pas fermé·e·s. J'ai voulu employer un mot savant mais il a 2 sens, le littéraire, qui définit une personne qui n'y connaît rien et s'en moque, et un sens familier que je viens de vous donner. Mais je m'embourbe là, donc conclusion.
J'ai beaucoup aimé. Aussi bien les images, que les sons, ou la musique. C'est un assemblage de choses qui, individuellement, peuvent rebuter, la musique est très typée pichou kéké (oumtchi oumtchi oumtchi aussi, voir la chronique de la saison 1 pour savoir de quoi je parle), mais convient parfaitement avec ce que l'on voit. Le milieu des coureurs de rue (point de coureuses ici malheureusement, contrairement à la saison 1) est un milieu qui peut aussi rebuter, trop pointu, trop kéké pichou customiseur de voiture. Pourtant il n'en est rien. Si on aime le sport auto et que l'on s'y connaît un minimum, c'est un plaisir de ne pas voir d'ânerie dites ici. Si on n'aime pas, on t'explique, et si tu ne comprends pas, ce n'est pas grave. Bref, c'est passionnant à voir, dans la lignée de la saison 1. J'ai adoré.
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